Le 3 mai de chaque année est célébré la journée internationale de la liberté de la presse. En Guinée, la date coïncide à la perte de trois points enregistrée par notre pays au classement international mais pas que puisque les journalistes battus dans l’exercice de leur fonction ne se comptent plus.

De passage à Labé au compte du Fonuf, Cheikh Fall, le leader des africtivistes nous a gratifié de son analyse sur cette épineuse question de la liberté de la presse.

<< Alors ce constat fait sur la Guinée, est un constat qu’on peut presqu’ appliquer sur presque l’ensemble des pays de la sous région.

Ils sont en train de perdre des points, parce que c’est des pays qui prennent la presse, qui prennent l’industrie des médias comme une forme d’opposition politique, comme une forme d’armement de la société civile.

Aujourd’hui, ce qui arrive, c’est qu’avec l’émergence des nouveaux médias, avec l’émergence d’Internet, depuis qu’il s’est démocratisé, il a donné la possibilité à des millions de citoyens de prendre la parole sur la gestion des affaires publiques.

Les voir prendre la parole, n’arrange pas forcément certains États qui ne voudraient pas développer des politiques de transparence ou des politiques de réédition des comptes, ce qui veut dire qu’ils prennent ces personnes comme opposition politique…

…Les médias devraient gagner beaucoup plus, en allant vers la révolution numérique et intégrant le digital dans la cuisine de l’information, c’est ce qui éviterait la propagation des Fake news car quant il y a vide, les autres remplissent ce vide là mais c’est aussi un certain type de clientelisme, de corporatisme, de clivage qui fait qu’ils n’avaient pas accepter en fait que les autres puisse les rejoindre dans la cuisine de l’information.

Ces autres, ils devraient les intégrer, ce sont les nouveaux métiers, les blogueurs, les community managers, les curateurs de l’information, les data journalistes…>>

Ousmane K. Tounkara